Animaux et tourisme font rarement bon ménage !

 

Une très sérieuse étude universitaire montre que tourisme et respect des animaux font rarement bon ménage

 

A l’origine une association britannique de protection des animaux, aujourd’hui une ONG (WAP World Animal Protection) présente dans 13 grands pays sur les 5 continents.

La WAP a commandé une étude à l’Université d’Oxford portant sur la vision qu’ont les touristes des animaux rencontrés lors de leurs vacances. Une première originale ! Lire ici.

L’idée est que, pour leur immense majorité, les touristes ont une bonne image des animaux qu’ils sont amenés à voir. Quand on les interroge, ils affirment « aimer les animaux ». Ils pensent sincèrement que ces animaux sont bien traités. La plupart du temps, ils ne pensent pas que ces animaux (éléphants d’Asie, parcs animaliers, tortues de mer, spectacles de dauphins, singes « domestiqués », charmeurs de serpents, fermes de crocodiles,…)  puissent être victimes de mauvais traitements !

Dans la réalité, le plus souvent, ils se trompent. Lire ici.

Parmi les éléphants destinés à promener les touristes, certains sont nés en captivité, ils sont pratiquement « domestiques ». Mais d’autres ont été capturés sauvages et ont subi le phajaan,une procédure cruelle qui vise à briser définitivement toute velléité d’autonomie.

 

touristes

Combien de touristes ont bien conscience des réelles conditions de vie de tous ces animaux qu’ils sont amenés à voir dans certains parcs animaliers (lions, tigres, ours,…) ?

La plupart des animaux qui sont présents dans des « numéros » proposés aux touristes (singesdressés, ours dansant, serpents) vivent dans des conditions misérables qui ne respectent pas leurs besoins les plus essentiels (espace, vie en groupe, hygiène,..).

Dans leur bassin, les dauphins sont à l’étroit. Aucune occasion de se nourrir normalement. Faute d’une profondeur d’eau suffisante, ils ne peuvent protéger leur peau des rayons du soleil. SeaWorld, organisatrice de spectacles de mammifères marins semble l’avoir compris.Lire ici.

Condamnées à vivre dans des petites cages, élevées en Indonésie pour récolter le « café de civette » recherché par les touristes, les civettes en sont réduites à se mutiler à cause du stress permanent.

Et l’on pourrait multiplier les exemples. Tout se passe un peu comme si, une fois devenus « touristes », les humains avaient perdu leur capacité de réflexion et ne voyaient autour d’eux que des événements « forcément » agréables, loin de toute violence animale…

Source: Blog.mediapart.fr