Lutte contre la désertification: l’initiative 3S au centre des débats à Ouagadougou

A l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de Lutte Contre la désertification, s’est tenu à Ouagadougou (Burkina Faso) -le 15 juin 2017- un symposium avec la participation du Maroc et en collaboration avec le Secrétariat Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification.

 Notre  Terre, Notre Maison, Notre Futur. C’est le thème du symposium qui a pris part ce 15 juin à Ouagadougou à l’occasion de la journée Mondiale de la Lutte contre la Désertification. L’événement a été organisé par le pays hôte en collaboration avec le Secrétariat Exécutif de la Convention des Nations Unies sur la Lutte Contre la Désertification. Le Maroc était représenté par le Dr Abdeladim Lhafi, Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification et président de l’Observatoire du Sahara et du Sahel pour la période 2016 – 2020.

L’initiative 3S au cœur des débats

Le symposium a été l’occasion de présenter et de discuter des approches susceptibles de traiter les causes profondes de la migration et de l’instabilité  liées à la dégradation des terres et à la mauvaise gestion des ressources. La mise en œuvre de l’Initiative 3S -portée par le Maroc et le Sénégal et visant à instaurer la soutenabilité, la stabilité et la sécurité en Afrique– était ainsi au cœur des débats.

L’initiative 3S a pour objectif de traiter les causes environnementales majeures à l’origine de l’instabilité et l’insécurité liées aux changements climatiques et à la dégradation des terres en Afrique. Cette Initiative avait reçu le soutien politique des Chefs d’États et des Gouvernements africains, pendant la COP22, qui se sont engagés à en accélérer la mise en œuvre en s’appuyant sur les ressources intrinsèques de l’Afrique et en mobilisant les bailleurs de fonds ainsi que les acteurs non étatiques.

L’appel à l’action de Ouagadougou

Le symposium a été marqué par l’adoption de l’Appel à l’Action de Ouagadougou, qui constitue un document de référence pour les pays africains en termes d’action à travers la mise en place de l’initiative 3S qui englobe les principales actions suivantes :

  •  mettre en place des mécanismes de concertation avec les autres initiatives pertinentes,
  • élaborer des recommandations communes relatives aux politiques migratoires internationales et des réformes foncières,
  • mettre en places des mécanismes efficaces pour évaluer les effets de l’approche basée sur la création d’emplois liés à l’exploitation des terres sur la stabilisation des moyens d’existences ruraux.

L’OSS engagé dans la mise en œuvre de l’initiative 3S


L’Observatoire du Sahel et du Sahara (OSS), que préside Dr Abdeladim LHAFI, dans la mise en œuvre de cette initiative joue un rôle de levier pour l’initiative 3S dans la réponse au défis posés à court terme à travers :

  • la production des outils d’aide à la décision notamment les études sur les phénomènes de désertification ;
  • le renforcement des capacités des pays pour l’élaboration des projets éligibles et pour leur mise en œuvre dans le cadre de l’initiative 3S ;
  • l’appui à la mobilisation des ressources financières nécessaires, et la coordination du soutien des partenaires.

 

L’Observatoire du Sahel et du Sahara est une organisation intergouvernementale à vocation africaine, créée en 1992 et établie à Tunis. Il compte parmi ses membres 22 pays africains, 5 pays non africains et 10 organisations internationales, dont 4 organisations sous régionales (représentatives de l’Afrique de l’Ouest, de l’Est et du Nord) et une organisation non gouvernementale ; et se consacre à la surveillance environnementale et à la gestion des ressources naturelles et appuie ses pays membres dans la mise en œuvre des conventions internationales sur l’environnement, notamment celles relatives à la lutte contre la désertification, à la diversité biologique et aux changements climatiques.