Et si les dinosaures sauvaient l’emploi? (Poème)

Il y a sous terre, parfois à fleur de sol, des trésors que l’on ne voit pas. Tel le vivant qui orne plaines, déserts, montagnes et vallées, le mort peut être nous donnera un jour ce que l’on n’a pas.

 

Demandez leurs,
 
et les enquêteurs de la préhistoire vous diront que le Maroc est une terre clémente.
 
Un paradis où ils travaillent, dansent et parfois même, chantent.
 
Partout, terres et cailloux s’y prêtent à l’échange;
 
racontant des milliers de petites histoires de l’étrange.
 
C’est à peine si chaque coup de pioche n’était le début d’une nouvelle découverte.
 
La Préhistoire, du royaume au centre du Monde a fait un carrefour, une carte ouverte.
 
Parmi mes espérances les plus chères,
 
que ceux qui n’y voient que vide et poussières,
 
devinent -enfin- la magnificence sous les pierres,
 
car tapis dans leur parchemin aux trésors,
 
des patrimoines attendent encore…
 
Sans besoin d’ « investir » à coup de fumées de ciment et de chimères,
 
les richesses s’impatientent à fleur de terre.
 
Comme un italien qui transforme quelques cailloux en or,
 
de bouts d’ossements « fabrique » tout un dinosaure,
 
peut être que l’on gagnerait à voir la science et ses cultures,
 
comme une mine de richesses bien « sûres ».
 
L’on s’arrêtera alors peut être de raser le sauvage et de bétonner les plages.
 
Le Maroc des seuls « soleil et parasols » tournera enfin la page.
 
L’on a de richesse autres que celles que l’on montre et que l’on voit.
 
Montrez les aux jeunes et ça leur fera de l’emploi.
 
A qui de droit.

 

« Cette découverte est étrange, car ce dinosaure provient de roches marines, c’est un peu comme si on partait à la chasse de fossiles de baleine et qu’on trouvait un fossile de lion », s’étonne Nick Longrich. « Nous n’avions quasiment aucun dinosaure de cette période au Maroc. Une découverte passionnante qui témoigne de la richesse et la diversité de la faune dans l’hémisphère sud à cette époque », relève le scientifique qui a découvert le dinosaure comparant sa trouvaille à une victoire au loto. « Chenanisaurus barbaricus » est une espèce rare, un des derniers dinosaures qui vivaient en Afrique il y a à peine 66 millions d’années. Le trésor de science qui à coup sur permettra de mieux comprendre l’Histoire de la vie sur Terre a été découvert dans la mine de phosphate de Sidi Chennane dans la région de Khouribga. Selon un article de Yabiladi -publié hier- « Les recherches et l’analyse phylogénétique ont permis à l’équipe de Nicholas R. Longrich de rectifier sa première annonce, affirmant qu’il ne s’agit pas d’un abélisauridé mais plutôt d’un nouveau dinosaure théropode proche de la famille des abélisauridés, baptisé «Chenanisaurus barbaricus» en hommage aux terres où ce dinosaure a vécu. »
(Illustration du Chenanisaurus barbaricus. © Jeremy D Herz – Saberrex)

 

«Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
Que nous ont laissé nos parents :
Un trésor est caché dedans.
Je ne sais pas l’endroit; mais un peu de courage
Vous le fera trouver : vous en viendrez à bout.
Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’oût :
Creusez, fouillez, bêchez; ne laissez nulle place
Où la main ne passe et repasse.»    Jean de La Fontaine

 

A propos O.A

O.A
Fondateur d'Ecologie.ma, Oussama Abaouss est un journaliste spécialisé dans le patrimoine naturel du Maroc. Membre du Groupe d’Etudes et de Recherches des Écologistes Sahariens (GERES), et du GOMAC (Groupe Ornithologique du Maroc), il est également fondateur de "la tribu des écolos du Maroc".