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Le HCEFLCD et les douanes contre le trafic des espèces

Le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification (HCEFLCD) a organisé en partenariat avec l’Office National de Développement des Aéroports (ONDA) et l’Association AGIR une campagne de sensibilisation sur le commerce illégal des espèces menacées de faune et de flore sauvages, au sein de l’aéroport de Marrakech.

 

Cet événement a eu lieu le 16 novembre,  en marge de la COP22 à Marrakech 2016. L’opération de sensibilisation a pris la forme d’un espace d’exposition aménagé au niveau de l’aéroport de Marrakech. Le Haut Commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification a inauguré cet espace en présence du Directeur Général des Douanes et Impôts Indirects. L’événement a été l’occasion pour la signature d’une convention de partenariat entre les deux départements pour unifier les efforts du contrôle des flux des espèces de flore et de faune sauvages. Cette initiative s’inscrit dans la perspective des engagements du Maroc dans le cadre de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

 

En raison de son implantation géographique au niveau des frontières aéroportuaires et terrestres, la douane occupe une position stratégique pour faire appliquer la réglementation concernant les flux des espèces de flore et de faune sauvages menacées. Elle a pour mission de veiller et de contrôler les opérations d’importation, d’exportation et de réexportation conformément aux dispositions de la CITES et de la réglementation nationale en vigueur et en particulier la loi 29.05 relative à la conservation de la flore et de la faune sauvage et au contrôle de leur commerce.

La signature de cette convention permettra de formaliser le cadre de partenariat entre les deux institutions en vue de contrôler le flux des espèces de flore et de faune sauvages et de renforcer la collaboration en matière de détection du trafic illicite de ces espèces menacées d’extinction.

Chaque année se vendent dans le monde 50 000 singes, 5 millions d’oiseaux vivants dont un demi-million de perroquets et de perruches sauvages, 10 millions de peaux de reptiles, 15 millions de peaux de mammifères divers et 500 millions de poissons tropicaux, sans parler du commerce de l’ivoire qui continue de tuer des dizaines de milliers d’éléphants. Si des milliers d’espèces animales et végétales sont aujourd’hui menacées de disparaître partout dans le monde, ce n’est pas seulement à cause de la déforestation et de la pollution, mais aussi de ce commerce illégal. Presque aucun pays n’échappe à ce commerce illégal, que ce soit en destinataire ou en victime du trafic. Ainsi, les filières commencent principalement dans les pays tropicaux, où vivent le plus grand nombre d’espèces animales et végétales, pour aboutir en Europe, en Amérique du Nord ou dans certains pays asiatiques (Japon, Taïwan, Singapour….). Pour éviter que certaines espèces de flore et de faune sauvages ne disparaissent, la communauté internationale s’est mobilisée et a adopté des dispositions pour réglementer et contrôler le commerce international des espèces ou des produits qui en sont issus. Ces dispositions fondent la convention de Washington ou convention CITES (Convention sur le commerce internationale des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction). Cette Convention constitue un accord international juridiquement contraignant pour les États Parties, passibles de sanctions en cas de manquement. La CITES soumet toute exportation, importation, réexportation ou introduction en provenance de la mer de spécimens des espèces animales et végétales sauvages classées dans les annexes I, II et III à autorisation préalable, sous forme d’un permis à présenter en douane. Au niveau national, le Maroc a ratifiée la Convention CITES le 21 octobre 1975, et a désigné le Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la Lutte Contre la Désertification, qui a pour mission la préservation de la faune et de la flore nationale, Organe de Gestion qui veille à l’application stricte des dispositions de la convention à travers la délivrance de permis CITES pour l’importation, l’exportation et la réexportation des espèces en question et la coordination de ces actions avec les services de la douane.
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A propos O.A

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Founder of Ecologie.ma, Oussama Abaouss is a journalist specialized in the Natural Heritage of Morocco, a teacher of Environmental and Scientific Journalism at ILCS in Rabat, founder of the "tribe of Moroccan ecologists" and a member of the Moroccan Ornithological Group.

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