Lagune de Marchica :L’écologie et l’environnement au cœur du projet?

 Le plus grand bateau solaire du monde, Tûranor PlanetSolar, a jeté l’ancre sur la lagune de Marchica le samedi 8 juin, à l’occasion de la fin des travaux de dépollution de ce site. Tout un symbole pour l’agence Marchica, qui s’occupe depuis 2006 du programme de dépollution de cette lagune qui borde la ville de Nador, dans le cadre d’un vaste projet de mise en valeur de ce site, à la fois environnementale et touristique.

Turanor
Le bateau PlanetSolar sur le quai de la Cité d’Atalayoun. ph: aufait

La lagune de Marchica est désormais propre. Fini l’épisode des poissons morts, dans ce site qui était presque devenu une décharge à ciel ouvert. Depuis le 7 juin et jusqu’au 14, l’agence Marchica fête ses “journées de l’environnement”, marquant ainsi la fin des travaux de dépollution de la lagune éponyme, des travaux qui ont nécessité un investissement de 1,5 milliard de dirhams.

Les rives, les plages, le plan d’eau et les berges de la lagune ont été nettoyés et les images d’une eau noire et d’objets en plastique qui jonchaient la lagune, ont laissé place à une eau qui a retrouvé sa couleur bleue caractéristique de la Méditerranée.

PlanetSolar sur le quai

Et pour célébrer cette embellie, que l’agence Marchica veut durable, le premier et le seul bateau au monde à fonctionner uniquement à l’énergie solaire, PlanetSolar, a jeté l’ancre sur le quai de la Cité d’Atalayoun.

Ainsi, des conventions entre la filiale de l’agence Marchica, MarchicaMed, et PlanetSolar vont être signées, selon Saïd Zarrou, directeur général de l’agence pour l’aménagement de la lagune de Marchica. Ces partenariats concerneront notamment l’équipement de la capitainerie de la Cité des deux mers en énergie solaire. Ils engloberont aussi la construction de bateaux à Nador et la recherche scientifique, en collaboration avec l’université de la ville.

Toujours dans le cadre de la dépollution de la lagune de Marchica, la station de traitement des eaux usées du Grand Nador a été construite. Une décharge contrôlée a été aménagée pour recueillir notamment les déchets collectés. Actuellement, l’agence Marchica cherche des associations capables de gérer leur recyclage.

“Transformer les nuisances en plaisances, tel est le dessein du projet Marchica. Un modèle de développement durable, aux hautes exigences environnementales.” SAÏD ZARROU, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’AGENCE MARCHICA

Une destination touristique environnementale

Cependant, la dépollution de la lagune n’est qu’un pan des projets d’aménagement de la Marchica, sur 19.000 hectares. Ils s’inscrivent dans le cadre d’une mise à niveau urbaine et de réhabilitation environnementale. Objectif : “faire de Marchica une destination touristique, environnementale et internationale”. “C’est ce que nous voulons”, acquiesce M. Zarrou.

Marchica-Atalayoun
Les invités aux journées environnement de Marchica, devant la maquette du projet. ph: Aufait

49 milliards de dirhams vont être dégagés entre 2008 et 2025 pour les projets de la Marchica.

Ces fonds serviront notamment à la construction de résidences touristiques. Un golf a déjà vu le jour dans la Cité d’Atalayoun. Le parc des oiseaux a aussi été réhabilité sur 65 km. “Nous voulons attirer les 2 millions d’adeptes européens de tourisme ornithologique”, explique Saïd Zarrou.

Une cité sans voiture

La Cité des deux mers occupe une place de choix dans le projet Marchica. Selon Ali Ouazzani, directeur général de MarchicaMed, cette cité sera équipée en énergie solaire.

“Les constructions se feront avec de la pierre locale, la pierre du Gurugú, et avec du sable local. Il n’y aura pas de voiture à la Cité des deux mers.” (SAÏD ZARROU, DIRECTEUR DE L’AGENCE MARCHICA.)

En attendant de voir s’ériger cette cité, celle d’Atalayoun sera opérationnelle au 1er semestre 2017. Chaque deux ans, une cité devrait voir le jour, jusqu’en 2025, précise Ali Ouazzani.

 

Source: www.aufaitmaroc.com