Nouvelle étude: plus il y a de proies, plus le nombre relatif de prédateurs rétrécit

 Une luxuriante savane regorgeant de zèbres, gazelles et buffles peut aux yeux d’un lion ressembler à un buffet ouvert.Cependant, une nouvelle étude canadienne révèle une surprise: Quand les proies abondent, il y a relativement moins de prédateurs. Un regard posé sur les écosystèmes sur terre et sur mer dans le monde, montre que cela pourrait être une loi fondamentale de la nature.

 

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Lionnes attaquant un buffle. Une nouvelle étude a constaté que le nombre de prédateurs comme les lions diminue par rapport à leur proie quand il y a plus de proies. (Amaury Laport)

Les humains sont des «super-prédateurs« pas comme les autres espèces

Intuitivement, on pourrait s’attendre à ce que les populations de lions, léopards et de hyènes soient proportionnelles à celles de zèbres et d’antilopes et de proies qui vivent dans les alentours, reconnaît Ian Hatton, le chercheur de l’Université McGill qui a dirigé l’étude publiée récemment dans Science.

« Si vous doublez les proies, vous devriez doubler les prédateurs», a déclaré Hatton. « Et nous avons constaté que ce ne fut pas le cas. »

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Animaux paissant dans le Masai Mara réserve de gibier. L’étude a révélé que les populations de prédateurs ont augmenté beaucoup plus lentement que les espèces proies telles que les gnous et les zèbres, suivant un modèle mathématique distinct appelé loi de puissance. (Radu Sigheti / Reuters)

Hatton a mené cette étude pour sa thèse de doctorat sous l’encadrement de Michel Loreau, qui est actuellement avec le Centre national de la recherche scientifique en France. Il étudia les populations de proies telles que les zèbres et les antilopes ainsi que les espèces de prédateurs comme les lions et les hyènes, dans les différents parcs africains avec différents climats et environnements- certains étaient plus riche et plus luxuriante, d’autres comptaient un nombre plus important d’animaux.

‘Loi de puissance’

Il a constaté qu’une fois le nombre de proies augmente, le nombre relatif de prédateurs diminue de manière très prévisible. En d’autres termes, plus il y’a de proies (valeur en kilogrammes des animaux de proie), moins il y’a de prédateurs (valeur en kilogrammes des prédateurs) pour chaque proie, suivant un modèle mathématique distinct appelé loi de puissance.

Par exemple, le sec désert du Kalahari a seulement 200 kg environ de proies – tels que les buffles, zèbres et Impala – pour chaque kilomètre carré, et environ 4 kilogrammes de prédateurs  tels que les lions, les hyènes dans la même zone.

Le grouillant cratère du Ngorongoro compte environ 20 000 kg de proies pour chaque kilomètre carré : 100 fois plus que le désert du Kalahari, mais ne dispose que d’environ 110 kg ou 27,5 fois plus de prédateurs dans la même zone.

Cette tendance était indépendante du temps et des fluctuations à court terme dans le nombre relatif de prédateurs et de proies. Nombre qui aurait été annulé par les grands échantillons représentants les décennies.

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Ian Hatton, qui a dirigé l’étude pour sa thèse de doctorat, est allé à l’école secondaire au Zimbabwe et voulait une chance pour retourner en Afrique afin d’y voir les animaux dans les parcs. (Courtesy Ian Hatton)

Cette tendance ne s’applique pas aux seuls écosystèmes africains. Une synthèse des données de 1000 études à travers le monde au cours des 50 dernières années a montré qu’elle s’applique aussi aux prédateurs et proies dans d’autres parties du monde, dans d’autres environnements, et même aux animaux vivants dans les lacs et les océans. En fait, elle est applicable même aux herbivores, dont les populations ne suivent la croissance des plantes. « Vous pourriez appeler un herbivore un prédateur sur les plantes», dit Hatton.

La découverte a des implications sur la façon dont les humains gèrent les écosystèmes pour la production alimentaire ainsi que la façon dont les écosystèmes stockent le carbone, ce qui peut affecter le changement climatique, suggère Juste Cebrian, écologiste de l’Université de South Alabama qui n’a pas participé à l’étude, dans un article d’analyse accompagnant le papier de Sciences.

On ne sait pas exactement pourquoi les prédateurs diminuent quand il ya beaucoup de proies, mais les deux études mathématiques et directes suggèrent que les animaux proies (et les plantes) se reproduisent plus lentement dans des environnements plus denses et plus bondés.

Cela pourrait avoir un grand impact sur les carnivores comme les lions et les tigres parce qu’ils ont tendance à chasser des proies très jeune et/ou très âgées plutôt que les adultes en bonne santé, Hatton explique : « principalement parce qu’ils ont tendance à ne pas être en mesure de les rattraper- ils sont plus rapides et plus en forme « .

Des effets similaires se produisent tout au long de la chaîne alimentaire. Par exemple, les jeunes pousses ont tendance à être plus tendre et nutritive , les petits poissons ont tendance à être plus facile à avaler que les gros poissons.

Une excuse pour visiter l’Afrique

Hatton a décidé de comparer les populations de différents animaux dans les parcs africains en partie par intérêt personnel. Il était allé à l’école secondaire au Zimbabwe et voulais une chance pour revenir voir les animaux là-bas.

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Un lion se nourrit au parc national du Serengeti en Tanzanie.Les chercheurs pensent que l’une des raisons les populations de prédateurs ne poussent pas aussi rapidement que leur proies est parce qu’ils mangent principalement des jeunes animaux alors que les animaux de proie se reproduisent plus lentement dans des conditions plus bondés. (Noor Khamis / Reuters)

Malheureusement, ce dont il avait besoin pour ses recherches était de vieux dossiers en papiers et les cartes perforées qui n’ont pas été numérisé, qu’on retrouve surtout dans les bibliothèques du parc et d’universités plutôt que dans la savane elle-même.

«Je n’y ai pas passé autant de temps dans les parcs que j’aurais voulu», reconnait-il.

Les lois de puissance dans la physiologie de ce genre sont considérés comme des lois fondamentales de la nature, explique Hatton, avant d’ajouter: «Notre étude est encore nouvelle pour moi pour dire quelque chose comme ça. »

Pourtant, il espère obtenir un emploi comme chercheur postdoctoral où il peut se pencher sur le lien possible entre les motifs similaires.

Une des choses intéressantes les chercheurs ont remarqué dans l’étude est la loi de puissance qui est très semblable à celle qui justifie pourquoi les grands animaux ont tendance à croître plus lentement que les petits animaux.

« Les cellules d’un éléphant poussent plus de 100 fois plus lentement que ceux d’une souris », a déclaré dans une nouvelle publication  Jonathan Davis chercheur à l’Université McGill et co-auteur du papier.

Les lois de puissance comme celle-là sont considérés dans la physiologie comme des lois fondamentales de la nature, dit Hatton, puis ajoute : «Notre étude est trop nouvelle pour moi pour dire quelque chose comme ça. »

Pourtant, il espère obtenir un emploi comme chercheur postdoctoral où il peut se pencher sur le lien possible entre les motifs similaires.

 

Article parut sur www.cbc.ca sous le titre: ‘Predator-prey study may reveal surprising new law of nature When there are lots of prey, the relative number of predators shrinks’. 
Traduit par Ecologie.ma
  • L nombr d predateur augmente avec l nombr des proies et viceverca .chacun regul lautr cqi condui a un aquilibr naturel tan q lhomm nintervien pad

    • oui, le nombre de predateur augmente avec l’augmentation du nombre de prois. le nombre RELATIF par contre diminue. (en kg predateur et kg proie)

    • Vou parlrz ici d masse pas d nombre

    • « Il a constaté qu’une fois le nombre de proies augmente, le nombre relatif de prédateurs diminue de manière très prévisible. En d’autres termes, plus il y’a de proies (valeur en kilogrammes des animaux de proie), moins il y’a de prédateurs (valeur en kilogrammes des prédateurs) pour chaque proie, suivant un modèle mathématique distinct appelé loi de puissance.

      Par exemple, le sec désert du Kalahari a seulement 200 kg environ de proies – tels que les buffles, zèbres et Impala – pour chaque kilomètre carré, et environ 4 kilogrammes de prédateurs tels que les lions, les hyènes dans la même zone.

      Le grouillant cratère du Ngorongoro compte environ 20 000 kg de proies pour chaque kilomètre carré : 100 fois plus que le désert du Kalahari, mais ne dispose que d’environ 110 kg ou 27,5 fois plus de prédateurs dans la même zone. »

    • Pour plus de précision, consultez l’article en anglais de Sience. http://www.sciencemag.org/content/349/6252/aac6284

  • kriss

    «Les lois de puissance comme celle-là sont considérés dans la physiologie comme des lois fondamentales de la nature, dit Hatton, puis ajoute :…. «Notre étude est trop nouvelle pour moi pour dire quelque chose comme ça. »

    Ben dites donc!
    Si ce Darwin moderne cherche à développer son étude sur les « Lois de puissance » dans la nature, il faut qu’il retourne dare dare au Zimbabwe,c’est le bon spot! Là bas à part la horde sauvage Mugabe prédateur dont on ne se pose aucune question sur son maintien en place par quelques consortium financiers, il n’y a plus beaucoup d’animaux dans le coin. Tous tous : de l’antilope au rhino ont fait les frais de boucherie pour alimenter une population aujourd’hui affamée. Voilà ce qu’est devenue cette ex Rhodésie du Sud encore un demi siècle auparavant immensément riche pourtant.Les Universitaires doivent en poser les questions, qui d’autres?
    Or cette horde d’universitaires de campus abreuvés aux milk shakes crémeux ne font jamais les études «qui fâchent» les bonnes quoi! Celles impérativement nécessaires au monde actuel. Celles face à la continuation d’un américanisme dévastateur auquel ils participent. Ils s’amusent de mignons Doctorats à ouvrir les portes ouvertes des cages de perruches nous les démontrant rapaces.
    Oui, dites moi donc à quoi sert de dire que plus il y a de gnous moins il y a de lions alors que la diminution des lions n’a rien à voir avec les gnous mais…. les hommes, oui, quelque peu….soi-même donc? C’est gênant! Tout aussi saugrenu serait d’affirmer que plus il y a de restaurants plus les gens devraient avoir faim? Quand bien même s’il y avait plus d’affamés ils y seraient venus au détriment d’une autre zone,qui fermerait alors ses resto et le ratio resterait le même.Pourquoi alors le nombre global de clients devrait-il augmenté pour autant? L’énorme vague annuelle migratoire du Mara n’entraîne pas tous les prédateurs avec elle que je sache? Qu’en est-il des chiffres moyens si on en dit rien à propos. Evidemment la normalité de l’humble nature ne se vend pas beaucoup auprès d’un jury alimenté au même MacDo, il faut donc pimenter de marketing, même les thèses pour trouver quelque chose de nouveau qui ne l’est pas.
    Je ne dois pas sortir de la bonne Université!
    Pour l’espérance donc de Monsieur Hattam d’ « obtenir un emploi comme chercheur postdoctoral où il peut se pencher sur le lien possible entre des motifs similaires » je lui conseillerais de voir son confrère de Mc Gill qui enseigne en économie appliquée sur les zones de chalandage des galeries marchandes par exemple, il verrait qu’au contraire un nombre trop important de magasins relativement diminue la clientèle et il aurait un peu plus les pieds sur terre.
    Tous ces Livingstone nord américanisés enfantins,sont le mal du siècle. Le malheur est qu’ils «éduquent» aujourd’hui tous nos technocrates ignorants des réalités du monde.

    Pourtant justement sur place ils sont bien placés pour étudier ses « Lois de puissance ». Oui, sur la faune humaine animale qui les entoure dont des statistiques ont démontré la même constatation que Monsieur Hatton. Celle qui ne semble pas gêner ces Universitaires évidemment ils en sont indirectement rémunérés. Dans leur monde sur-productif de biens consommables totalement inutiles en Afrique,les populations pauvres qui augmentent, sont serviles consommatrices ainsi de ce dont nul là-bas n’a besoin si ce n’est que favoriser les profits de prédateurs économiques étrangers qui pareillement à l’étude, s’amenuisent en nombre en effet mais chacun repus d’abondance ailleurs; grossissent leurs comptes aux Iles caïmans et rien ne revient en Afrique.
    Que Bill Gates Google ne paie que 2,5% d’impôts sur ses revenus,que la possession d’un Iphone soit le must en pays en voie de développement, qu’une horde d’ignorants sur-rémunérés par les impôts des Peuples, pullulent à l’ONU comme en toutes Instances Internationales aujourd’hui sortant des écoles made in US,comment alors resterait-il un sou pour protéger les animaux sauvages?
    Tout est fait aujourd’hui de ce cinéma hollywoodien de consommation pour détourner l’attention des vrais valeurs et des vrais problèmes!
    Ceux qui sont humainement gênants.

    Christian PHILIPPE LE BAIL