ODD 14: qu’est ce que ça veut dire?

Le Maroc prend part à la conférence de haut niveau des Nations Unies pour appuyer la mise en œuvre de l’Objectif de Développement Durable (ODD) numéro 14. Mais que stipule cet ODD 14 exactement et quels sont ses finalités?

 

Les 17 Objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030  ont été adoptés par les dirigeants du monde en septembre 2015. Ils sont entrés officiellement en vigueur le 1er janvier 2016. Les Objectifs de développement durable ne sont pas contraignants juridiquement. Il est cependant attendu des gouvernements qu’ils s’y conforment en mettant en place des cadres nationaux pour atteindre les 17 objectifs.

Parmi les 17 ODD (Objectifs du Développement Durable) il y a celui relatif à la préservation des ressources marines. Comme cet objectif vient à la 14eme place, on parle d’ODD 14.

L’objectif numéro 14 des Objectifs du Développement Durable  (ODD 14) est de conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable.

L’ODD 14 ambitionne de:

  • 14.1 D’ici à 2025, prévenir et réduire nettement la pollution marine de tous types, en particulier celle résultant des activités terrestres, y compris les déchets en mer et la pollution par les nutriments
  • 14.2   D’ici à 2020, gérer et protéger durablement les écosystèmes marins et côtiers, notamment en renforçant leur résilience, afin d’éviter les graves conséquences de leur dégradation et prendre des mesures en faveur de leur restauration pour rétablir la santé et la productivité des océans
  • 14.3   Réduire au maximum l’acidification des océans et lutter contre ses effets, notamment en renforçant la coopération scientifique à tous les niveaux
  • 14.4   D’ici à 2020, réglementer efficacement la pêche, mettre un terme à la surpêche, à la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et aux pratiques de pêche destructrices et exécuter des plans de gestion fondés sur des données scientifiques, l’objectif étant de rétablir les stocks de poissons le plus rapidement possible, au moins à des niveaux permettant d’obtenir un rendement constant maximal compte tenu des caractéristiques biologiques
  • 14.5   D’ici à 2020, préserver au moins 10 % des zones marines et côtières, conformément au droit national et international et compte tenu des meilleures informations scientifiques disponibles
  • 14.6   D’ici à 2020, interdire les subventions à la pêche qui contribuent à la surcapacité et à la surpêche, supprimer celles qui favorisent la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et s’abstenir d’en accorder de nouvelles, sachant que l’octroi d’un traitement spécial et différencié efficace et approprié aux pays en développement et aux pays les moins avancés doit faire partie intégrante des négociations sur les subventions à la pêche menées dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce
  • 14.7   D’ici à 2030, faire mieux bénéficier les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés des retombées économiques de l’exploitation durable des ressources marines, notamment grâce à une gestion durable des pêches, de l’aquaculture et du tourisme
  • 14.a   Approfondir les connaissances scientifiques, renforcer les capacités de recherche et transférer les techniques marines, conformément aux Critères et principes directeurs de la Commission océanographique intergouvernementale concernant le transfert de techniques marines, l’objectif étant d’améliorer la santé des océans et de renforcer la contribution de la biodiversité marine au développement des pays en développement, en particulier des petits États insulaires en développement et des pays les moins avancés
  • 14.b   Garantir aux petits pêcheurs l’accès aux ressources marines et aux marchés
  • 14.c   Améliorer la conservation des océans et de leurs ressources et les exploiter de manière plus durable en application des dispositions du droit international, énoncées dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, qui fournit le cadre juridique requis pour la conservation et l’exploitation durable des océans et de leurs ressources, comme il est rappelé au paragraphe 158 de « L’avenir que nous voulons »

Quelques chiffres:

  • Les océans couvrent les trois quarts de la surface de la Terre, contiennent 97% de l’eau de la Terre, et représentent 99% des espaces de vie disponibles sur terre en volume
  • Plus de trois milliards de personnes dépendent de la biodiversité marine et côtière pour subvenir à leurs besoins
  • Globalement, la valeur de marché des ressources et industries marines et côtières est estimée à 3000 milliards de dollars par an, soit environ 5% du PIB mondial
  • Les océans contiennent près de 200 000 espèces identifiées, mais les chiffres réels pourraient se compter en millions
  • Les océans absorbent environ 30% du CO2 produit par les humains et atténuent les impacts du réchauffement climatique
  • Les océans sont la plus grande source mondiale de protéines, avec plus de 3 milliards de personnes dépendantes des océans pour leurs principales sources de protéines
  • La pêche maritime emploie directement ou indirectement plus de 200 millions de personnes
  • Les subventions à la pêche contribuent à l’épuisement rapide de nombreuses espèces de poissons et empêchent les efforts de sauvetage et de restauration de la pêche mondiale et des emplois qui y sont liés, générant une perte de 50 milliards de dollars par an pour le secteur de la pêche maritime.
  • 40% des océans du monde sont fortement touchés par les activités humaines, y compris la pollution, l’épuisement des ressources halieutiques et la disparition des habitats côtiers
UN avec Ecologie.ma