Pokemon go: apprendre à ne plus voir ce qui compte

« Il est 23h et des centaines de joueurs Pokémon Go se sont réunis à Central Park (New York) pour chasser des pokémons. Et tout d’un coup, le pokémon rare Aquali (Vaporeon) apparaît. Les joueurs vont se ruer vers le pokémon pour essayer de l’attraper. Au début de la vidéo, un automobiliste a même abandonné sa voiture pour chasser le pokémon. »

En regardant les images de cette vidéo, je n’ai pas pu ne pas faire le parallèle avec l’observation de la faune et de la flore.

Pensez y, les Pokemon ont tous des noms, des caractéristiques, une répartition, un degré de rareté etc. L’idée est de les connaitre, de les chercher, de les reconnaître puis de les capturer. Le tout à l’extérieur… et ça marche! Mieux, c’est un nouveau phénomène planétaire.

Je crois que je joue à un genre de pokemon go depuis quelques années maintenant. Sauf que c’est encore plus intéressant, et pas du tout virtuel.

L’idée et d’aller à la rencontre d’… êtres vivants.

Plantes, arbres, oiseaux (c’est les meilleurs), mammifères (assez compliqué), reptiles (gars aux infréquentables), ou insectes (attention ça pique) voire parfois des minéraux (au moins ça risque pas de s’enfuir).

Règles du jeu:

– Il faut commencer par se documenter pour reconnaître les « pokemons » les plus communs, ceux que tu vois le plus souvent, puis de passer progressivement à ceux que tu connais moins.

– Une première étape est franchie quand tu te sens prêt pour sortir vers leur rencontre. Muni d’un bon appareil, l’idée et de les trouver, de les reconnaître puis de les photographier.

-Une deuxième étape est aussi franchie quand tu en as fais le tour et que tu passe à un objectif plus ambitieux: en prendre une très bonne photo (pas évident avec les papillons et oiseaux)

-Une troisième quand tu passe vers les « pokemons » rares, là il faut aller de plus en plus loin, se documenter encore plus, y mettre encore plus d’énergie et de moyens. Le reste c’est de la chance.

Comme avec pokemon go, on passe doucement de niveau en niveau, pour finir fin connaisseur des « pokemons ».

Petit bémol, pendant que vous perdez votre temps a mémoriser tout un univers virtuel, avec la faune et la flore vous êtes sur que tout est réel.

Sinon pour l’aspect « capture », comme avec la chasse, ce qui est passionnant avec la photo c’est qu’elle procure les mêmes sensations sans faire les mêmes dégâts:

– on se prépare

– on recherche

– on est à l’affût

– on vise

– on tire

Sauf qu’au lieu de capturer un Pokémon, ou de tuer un être vivant, on l’immortalise.     😉    

Apprenez à ouvrir les yeux. Pas uniquement pour des pokemons , mais pour découvrir vos autres « cousins terriens »  -bien vivants ceux là- que beaucoup voient sans vraiment voir.  

 

A propos O.A

O.A
Fondateur d'Ecologie.ma, Oussama Abaouss est un journaliste spécialisé dans le patrimoine naturel du Maroc. Membre du Groupe d’Etudes et de Recherches des Écologistes Sahariens (GERES), et du GOMAC (Groupe Ornithologique du Maroc), il est également fondateur de "la tribu des écolos du Maroc".
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