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la salamandre tachetée

Salamandra algira est une espèce d’urodèles de la famille des Salamandridae. En français elle est nommée Salamandre algire, Salamandre nord-africaine ou Salamandre tachetée, par ailleurs « Salamandre tachetée » est généralement attribué à l’espèce Salamandra salamandra, bien que Salamandra algira possède également le motif de points jaunes sur un corps noir.

Cette espèce se rencontre jusqu’à 2 450 m d’altitude dans le nord de l’Algérie et le nord-est Maroc. Elle semble éteinte de Tunisie.

23 cm. Aspect élancé, membres allongés, tête étroite, doigts et orteils aplatis, queue assez longue. Taches jaunes petites, de forme irrégulière. Rouge parfois présent, notamment sur la tête.

Ovovivipare, les larves (15 à 20) sont souvent déposées dans les citernes et les petits ruisseaux. Forêts de montagnes, notamment de pinèdes et de cèdres, souvent dans un milieu de grottes karstiques, jusqu’à 2 450 m. Active l’hiver.

Espèce relicte, taxon frère des Salamandra européennes. Semble également plus aquatique, des mâles ayant été trouvés dans l’eau, et l’espèce est capable de nager. Plusieurs populations séparées, qui pourraient former des sous-espèces, ou même de bonnes espèces, entre les populations algériennes et marocaines.

Menacée par la déforestation, l’élevage, la canalisation des cours d’eau pour l’irrigation, la circulation sur les routes, les prélèvements (terrariophilie)…

La meilleure protection de la salamandre tachetée contre ses prédateurs potentiels est sa remarquable coloration cutanée, sa « parure d’alerte » ainsi que les sécrétions des glandes cutanées, employées en fonction de la violence de l’attaque et/ou de la situation dangereuse pour l’animal. Si l’agresseur montre toujours une attitude hostile, la salamandre libère une sécrétion mousseuse blanchâtre grâce à ses glandes parotoïdes et dorsales. La forme de réaction de défense la plus violente s’exprime par un jet de cette sécrétion cutanée. Il a été observé que des adultes complètement développés de salamandre peuvent, dans cette situation, envoyer le jet de toxines jusqu’à un mètre de distance.

Ne craignant pas de prédateurs, les salamandres se déplacent lentement, et comme d’autres animaux protégés par des piquants (comme, par exemple, les hérissons), des carapaces (tortues) ou des venins, n’hésitent pas à traverser des espaces à découvert, souvent au péril de leur vie quand il s’agit de routes fréquentées.

En captivité la salamandre tachetée peut atteindre un âge avancé. On rapporte ainsi le cas d’une salamandre maintenue de 1863 à 1913 (soit 50 ans) dans un terrarium du Musée Alexander Koenig de l’institut de recherche zoologique de Bonn.

En milieu naturel, une espérance de vie supérieure à 20 ans a été scientifiquement attestée.

 

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