Lamhiriz: échouage d’un phoque moine

La page Facebook de l’association Nature initiative a publié hier des photos d’un phoque moine échoué dans la plage de Lamhiriz dans la province de Dakhla.

 

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phoque échoué à Lamhiriz

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Le nom latin du phoque moine de Méditerranée est Monachus monachus. On l’appelle phoque moine car avec sa couleur brune et son cou qui fait des replis, on dirait qu’il porte une capuche comme celle des soutanes des moines. En raison de son cri, on l’appelle aussi le chien de mer. De nombreux sites ont été nommés « îlots des chiens » ou « cap des chiens » car il y vivait dans le passé. C’est le seul phoque à vivre dans les eaux chaudes de la Méditerranée, mais il est malheureusement connu pour une autre raison : c’est l’un des animaux les plus menacés de la planète.

Dès la fin du printemps, les femelles s’isolent et fréquentent les grottes sous-marines. Les petits naissent entre mai et novembre, après 11 mois de gestation. Le petit, au pelage noir laineux, mesure moins d’un mètre (90-100 cm) et pèse entre 10 et 20 kg. Au bout de 2 semaines, il pèse déjà 80 kg et effectue son premier bain, en compagnie de sa mère. Enfin, au bout de 6 à 8 semaines, le jeune phoque est sevré et “abandonné” par sa mère, qui cherche à se reproduire.

On le considère comme l’un des animaux les plus menacés au monde à cause de plusieurs menaces qui pèsent sur cet magnifique animal. Voici quelques-unes : Massacre délibéré, Interaction avec la pêche, Perturbations humaine, Méthodes de pêche illégale, Insuffisance des ressources alimentaires, l’appauvrissement génétique, Pollution et destruction de son Habitat naturel. Chacun de ces facteurs joue ou a joué un rôle dans le déclin de l’espèce.

L’homme a pris conscience de l’importance de protéger le phoque moine. En 1978, un plan d’action pour la conservation et la gestion du phoque moine en Méditerranée a été rédigé. Au Maroc, des efforts importants ont été entrepris par le HCEFLCD, le Commissariat aux eaux et forêts pour la conservation des populations du phoque moine. Cette amélioration est illustrée, selon le commissariat, par l’augmentation des effectifs de cette population de 100 individus en 1998 et à 250 en 2014 ainsi que la fréquentation du phoque moine de nouvelles zones au long de la côte du Sud marocain.

5 commentaires

  1. le phoque moine a toujours existé région dakhla dans les années 90 j'été bouche baie quand j'ai appris l'existence de phoque au Maroc !!! le spécimen sur la photo été peut etre vieux ou malade avant qu'il s'échoue. espérant que le reste de la colonie se porte bien.

  2. On a des infos plus précises sur cet échouage ??

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