Les 10 oiseaux annonciateurs de printemps

Le Maroc par sa position géographique est un pays au carrefour des voies migratoires. Riche en biodiversité grâce aux divers types d’habitats qu’il héberge, notre pays est la patrie de centaines d’espèces différentes d’oiseaux.

 

Parmi les oiseaux du Maroc, une partie niche dans le pays, une autre partie estive ou ne fait que passer. La dynamique de la migration des oiseaux fluctue durant toute l’année, selon la saison, la météo etc.

Le printemps corresponds avec l’arrivée au Maroc de plusieurs espèces d’oiseaux, qui viennent rejoindre les effectifs d’individus autochtones restés sur place et/ou qui arrivent pour réoccuper une aire de répartition qu’ils ont complètement désertée en hiver.

Dans cet article nous vous invitons à découvrir 10 exemples d’espèces qui arrivent au Maroc au printemps. Nous avons mis l’accent dans notre choix sur les oiseaux les plus « visibles » et les plus faciles à identifier:

oiseaux du printemps
Milan noir : Rapace d’une envergure d’environ 1,50 m, de couleur marron à marron clair. Il se différencie des autres rapaces par sa queue légèrement échancrée. Il se nourrit essentiellement d’oiseaux ou de poissons morts ou affaiblis. En période de migration, il n’est pas rare d’observer des groupes de milans dépassant les 1000 individus.
(Photo: Saad Rih )

 

oiseaux du printemps
Faucon d’Éléonore : Rapace d’une envergure de 1 m, environ, à la tonalité sombre. Sa migration printanière tardive le conduit de Madagascar au Maroc et à la région méditerranéenne. Sa caractéristique est de pondre ses œufs très tard dans la saison, de façon à nourrir ses petits de passereaux européens qui entreprennent leur migration d’automne vers le Sud. Très localisé au Maroc, il se reproduit notamment sur les îlots côtiers déserts et protégés de Mogador, au large d’Essaouira ; on peut ainsi l’observer en bordure de l’oued Ksob, où il chasse souvent les insectes.
(Photo: Saad Rih)

 

oiseaux du printemps
Sterne naine : Petit oiseau côtier, d’une envergure de 45 cm environ. Elle est entièrement blanche, avec la calotte et le bout des ailes noirs. Son front est blanc et son bec est jaune à pointe noire. Très agile, elle plonge sans cesse pour capturer des petits poissons. Ses œufs sont pondus dans une petite cuvette à même le sable, où leur mimétisme les préserve des prédateurs.
(Photo: Saad Rih)

 

oiseaux du printemps
Martinet pâle : Oiseau d’environ 45 cm d’envergure, très élancé, avec des ailes en forme de lame de faux, de tonalité sombre, presque noir. Il est facile à apercevoir en ville où il chasse les insectes, parfois très haut dans le ciel. Un martinet peut apporter 10 000 insectes par jour à ses petits. En raison de la morphologie particulière de ses ailes, qui l’empêcherait de décoller, il a la caractéristique de ne jamais se poser, à part dans son nid en période de nidification.
(Photo: Benoît Maire)

 

oiseaux du printemps
Huppe fasciée : Oiseau d’une envergure de 45 cm, très facile à identifier grâce à sa huppe et à son très long bec. Son plumage est de couleur chamois orangé, les ailes et la queue sont noirs striés de blanc. Elle se nourrit d’insectes. Son nid à la réputation de sentir particulièrement mauvais. Ses petits ont la capacité de cracher un liquide malodorant sur d’éventuels prédateurs.
(Photo: Brahim Bakas)

 

oiseaux du printemps
Guêpier d’Europe : Bel oiseau de 40 cm d’envergure, de couleur rousse sur le dessus et bleu sur le dessous. Les ailes en forme de triangle sont caractéristiques. Il chasse les insectes en vol en émettant des cris roulés caractéristiques. Il creuse un terrier de près d’1 m de profondeur dans un talus, dans lequel il pond ses œufs.
(Photo: Brahim Bakas)

 

oiseaux du printemps
Rollier d’Europe : D’environ 55 cm d’envergure, le rollier est un très bel oiseau au dos roux, aux ailes et à la queue noir et bleu brillant. Son ventre est également bleu. Il chasse les insectes ou les petits reptiles en les guettant d’un arbre. Il niche dans un trou d’arbre ou de rocher, parfois très près des habitations en zone rurale. Le mâle marque son territoire par des vols très spectaculaires.
Photo: Brahim Bakas)

 

oiseaux du printemps
Hirondelle rustique : Plus petite que le Martinet pâle, elle est noir bleuté sur le dessus et blanche sur le dessous. Sa gorge et son front sont rouges, sa queue très échancrée se termine par des filets. Elle est très souvent visible en ville, chassant les insectes en vol au ras du sol. Elle revient nicher chaque année au même endroit. Son nid est construit à l’aide de petites boules de terre agglomérées.
(Photo: Oussama Abaouss)

 

oiseaux du printemps
Pie-grièche à tête rousse : Passereau de taille moyenne, de 26 cm d’envergure, plutôt sombre sur le dessus et blanc dessous. Sa calotte et sa nuque sont rousses. Elle apprécie les milieux dégagés, et se perche sur un petit arbuste d’où elle guette ses proies : insectes, reptiles, petits mammifères, petits oiseaux. Elle a la caractéristique de faire des réserves de nourriture, en empalant ses proies sur des épines.
(Photo: Ali Irizi)

 

oiseaux du printemps
Loriot d’Europe : Oiseau de 45 cm d’envergure environ, au corps jaune vif et aux ailes noires. Très facile à identifier, il est cependant difficile à observer, car il vit essentiellement dissimulé dans le feuillage épais de grands arbres, souvent à proximité de l’eau.
(Photo: Fotolia)

 

(A part les exemples cités plus haut, il existe bien sûr beaucoup d’autres espèces  « annonciatrices de printemps ». On peut citer l’aigle botté, le rossignol, l’hirondelle mousseline, la tourterelle des bois, la glaréole à collier, le gobe-mouche gris,  le Coucou gris, le Faucon hobereau, le Traquet de Seebohm…Etc.)

 

Nous remercions les membres du GOMAC (Groupe d’ornithologie du Maroc) pour leurs précieuses aide et contribution et vous conseillons vivement leur livre et guide ornithologique incontournable « les oiseaux du Maroc ».

A propos O.A

O.A
Fondateur d'Ecologie.ma, Oussama Abaouss est un journaliste spécialisé dans le patrimoine naturel du Maroc. Membre du Groupe d’Etudes et de Recherches des Écologistes Sahariens (GERES), et du BMAC (Barbary Macaque Awarness and Conservation), il est également fondateur de "la tribu des écolos".