L’ours de l’Atlas (espèce éteinte en 1870)

 

L’Ours de l’Atlas (Ursus arctos crowtheri ou Ursus crowtheri) est une sous-espèce éteinte de l’ours brun, jadis présente dans l’Atlas, de la Tunisie au Maroc. Les derniers individus sont semble-t-il morts à la fin du XIXe siècle.

 

D’après les descriptions des XVIIIe et XIXe siècles, l’ours de l’Atlas était plus petit que les autres ours bruns, avec un museau plus plat et une fourrure presque noire. Certains considèrent l’ours de l’Atlas comme une espèce en soi (Ursus crowtheri) mais cette hypothèse est impossible à vérifier, car aucun individu n’a été conservé.

 

l’ours de l’Atlas sur une mosaïque romaine à Volubilis (oualili
l’ours de l’Atlas sur une mosaïque romaine à Volubilis (oualili)

Les sources romaines indiquent que l’animal était très courant dans les montagnes de l’Atlas, alors recouvertes de forêts de pins. On en trouve des représentations dans les mosaïques de la région et il est probable que de tels ours fussent utilisés dans les arènes. Les premières descriptions scientifiques de l’animal datent du XVIIIe siècle mais la population était déjà très réduite car les ours avaient été chassés et leur habitat détruit. Le roi du Maroc en possédait un vers 1830 et un autre fut donné au jardin zoologique de Marseille : c’est ce dernier individu qui fut étudié scientifiquement, afin de donner un nom scientifique à la sous-espèce. Le dernier spécimen semble avoir été tué à la frontière maroco-algérienne dans les années 1870.

Dans l’antiquité:

« Un ours est dessiné dans le secteur occidental jouxtant les deux compartiments détruits. Sa morphologie est d’emblée reconnaissable ; il s’agit d’un quadrupède lourd, au cou massif, au museau en cône tronqué et dont la queue est rudimentaire. Les pattes sont puissantes et leurs plantes s’étalent largement sur le sol, en assurant un appui solide. Contrairement à Hérodote et à Martial qui font allusion à des « ours libyens », Pline a contesté l’existence de plantigrades en Afrique. Il est cependant indéniable qu’une variété locale de l’ours brun (Ursus arctos) a vécu au Maroc. Cet Ursus arctos crowtheri, descendant « d’immigrés » venus d’Espagne avant l’ouverture du détroit de Gibraltar, a fort bien pu inspirer le mosaïste de la maison d’Orphée. »

Compléments et dossiers:

Le site de l’institut virtuel de Cryptozoologie contient en dossier remarquablement riche à propos de L’ours de l’Alas.

en voici le lien:      http://cryptozoo.pagesperso-orange.fr/dossiers/ours_atlas.htm

4 commentaires

  1. je crois qu il n a pas disparu totalement comme le léopard d atlas

    • « Dans une étude sur les vertébrés de l’Algérie, Paul Gervais (1848) notait qu’aucune des personnes qu’il avait consultées n’avait vu d’ours tué dans l’Atlas. Et pourtant en 1852, le docteur Jean-Louis Geneviève Guyon, après avoir rappelé les écrits de Pline et de Solin, et les témoignages de Shaw, Peyssonnel et Poiret, bien qu’il fît remarquer, dans son Voyage d’Alger aux Ziban, l’ancienne Zebe, en 1847, que l’ours n’avait pas été signalé en Algérie depuis une vingtaine d’années que la colonisation française avait débuté, n’en ajoutait pas moins :

      « Cependant, il est vraisemblable qu’il y existe, et que c’est bien à lui que les M’zabites donnent le nom de deb, animal qu’ils mettent au nombre des animaux de leur contrée.
      « Nous ajoutons que, dans une de ses promenades en Algérie, notre célèbre peintre, M. Horace Vernet, vit aussi une peau d’ours, étant à Bône, chez un de ses amis. L’animal avait été tué dans les montagnes voisines, et la peau en était encore toute fraîche. »

      D’autres rapports encore plus circonstanciés suivirent. Le capitaine Victor Loche mentionne, dans son Histoire naturelle des mammifères de l’Algérie (1867), une anecdote qui n’est pas sans rappeler le cas de l’ours numide offert à Charlemagne :

      « L’empereur du Maroc a dernièrement envoyé au jardin zoologique de Marseille un magnifique Ours vivant provenant de ses états. »

      Comme Loche ne fait pas mention de cette histoire dans une précédente publication sur la faune de l’Algérie (1858), il est probable que l’arrivée de cet ours à Marseille se site entre ces 2 dates (1858 et 1867). Qui sait si par miracle la dépouille de cet ours n’aurait pas été conservée, attendant dans l’incognito sa redécouverte dans les collections du Muséum d’Histoire Naturelle de Marseille » http://cryptozoo.pagesperso-orange.fr/dossiers/ours_atlas.htm

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