Méditerranée: Le Maroc organisera la Med-COP22 en Juillet

En prélude à la 22ème Conférence des Nations unies sur le climat (COP22) prévue en novembre prochain à Marrakech au Maroc, la ville marocaine de Tanger abritera du 18 au 19 juillet prochain la Conférence des pays riverains de la Méditerranée (Med COP22).

 

med cop
Med-Cop22

Organisée en partenariat avec la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, la Med-COP réunira des chefs de gouvernements, des ministres des pays du pourtour méditerranéen ainsi que des experts et représentants de bailleurs de fonds.

Selon Assia Bouzekri, présidente de la Commission de préparation de la Med COP22 et vice-présidente du Conseil régional de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, l’organisation de cette rencontre constitue une étape importante visant à échanger et à rapprocher les points de vue entre l’ensemble des acteurs civils et institutionnels, experts et chercheurs pour préparer la COP22.

la Conférence des pays riverains de la Méditerranée se tiendra cinq mois avant le grand rendez-vous planétaire de la COP22 de Marrakech (du 7 au 18 novembre) pour établir un état des lieux jugé « fort préoccupant » dans le milieu naturel et biologique de la Méditerranée devenue presque « un dépotoir », selon une source gouvernementale marocaine.

La Méditerranée, une mer malade de sa pollution

C’est en mer Méditerranée que les concentrations de plastiques sont les plus élevées au monde. Il y en précisément 250 milliards de micro-plastiques qui flottent au gré des courants. Un constat édifiant qui s’explique par le fait que cette mer est petite, quasiment fermée et très touristique.Ces plastiques sont très dangereux pour les animaux qui les ingèrent en les confondant avec du plancton et qu’ils accumulent dans la chaîne alimentaire. Une pollution plastique qui provient à 90% des terres, et principalement des grandes agglomérations. Autre danger pour cette mer qui ne ne représente que 1% de la surface des océans : celle du trafic maritime. Pas moins de 30% des navires dans le monde naviguent en Méditerranée. Certains de ces bateaux dégazent près de 200.000 tonnes d’’hydrocarbures chaque années au larges des côtes.