La planète Océan: un écosystème particulier

Vue de l’espace, notre planète Terre apparaît bleue. Ce n’est pas un hasard. Elle est recouverte à 71% par une vaste étendue d’eau salée. Un volume de quelque 1 340 millions de km3 qu’on appelle: les océans. 

 

  Les Océans… Cette énorme quantité d’eau salée qui regorge de richesses et de formes vivantes en tous genres est considérée par les spécialistes comme l’écosystème le moins exploré, même si elle représente un volume 300 fois supérieur à celui des habitats terrestres. En 2016, on estimait que seuls 10 % des fonds marins en dessous de 200 m de profondeur ont été explorés!

D’où vient toute cette eau?

À  la « naissance » de notre terre, il y a de cela des milliards d’années, de nombreuses comètes et astéroïdes riches en eau ont heurté notre planète. Ces chutes lui ont apporté des quantités énormes d’eau et ont contribué à former ce qu’on appelle aujourd’hui: les océans. Des marqueurs chimiques dans l’eau qui les constitue suggèrent que la majeure partie de ce précieux liquide provient des astéroïdes, c’est à dire de l’espace.

L’océan est la matrice de fécondation de la vie primitive sur Terre

Avant tout, il y a 3,5 milliards d’années,  les conditions de chaleur et de lumière au fond des océans étaient propices à l’éclosion des premiers organismes vivants. La vie est apparue sous forme de procaryotes: une forme simple de microorganisme unicellulaire qu’on peut nommer informellement « bactéries ».

Deuxième phase, il y a 3 milliards d’années, des algues bleues se développent. Elles sont les premières formes de vie à produire de l’oxygène par photosynthèse. Cet oxygène est à l’origine de la couche protectrice d’ozone autour de la Terre. Sans océans, la vie telle qu’on la connaît aujourd’hui n’aurait pas existé sur notre planète.

Ainsi, les océans regorgent aujourd’hui de ressources en tous genres. On y trouve des richesses minérales et énergétiques, des métaux précieux et hydrocarbures, mais aussi des molécules de toutes sortes, des richesses biologiques, poissons et planctons, qui répondent sans cesse à la croissante des autres espèces vivantes : l’Homme étant en tête de liste.

Mais l’Océan volumineux comme il est, reste malgré tout un milieu naturel… fragile

Son rôle important d’absorption des émissions de CO2 dégagé par les activités humaines a un coût. Depuis le début du développement industriel, l’acidité des océans a augmenté de près de 30%. Selon les simulations, si nos émissions de gaz carbonique se poursuivent au même rythme, l’acidité des océans pourrait au moins doubler d’ici 2100.

Les premières victimes seront les organismes dotés de squelettes ou de coquilles calcaires. Et puis les poissons seront aussi touchés. L’altération de leurs habitats et l’acidification engendreront plusieurs « effets » sur leurs physiologies.

Il faut arrêter le gâchis en urgence

Selon l’ONU, près de 40 % des océans sont déjà considérés comme «lourdement affectés» par la pollution due à l’activité humaine, la surexploitation des ressources marines, la destruction d’habitats côtiers et l’implantation d’espèces aquatiques envahissantes.

Nos progrès et  progressions ne pourront se faire sans diminuer nos impacts liés à la surexploitation des ressources et aux rejets -systématiques et sauvages- de déchets dans les mers et océans du globe. Aujourd’hui plus que jamais il n’est plus permis d’attendre une « solution-miracle ». Tout cependant n’est pas encore perdu. Encore faut-il AGIR vite, partout, et tout de suite !

océan
Caricature: Le quotidien

A propos Asmaa Benyahia

Engagée dans la vie associative depuis son jeune âge, ingénieur en gestion de l’environnement, Asmaa consacre son temps au développement sociale, durable et à l’éducation scientifique. Elle est membre actif de plusieurs associations marocaines et aussi membre fondateur de l’association alliance marocaine pour l’eau.