Le phoque moine

Le nom latin du phoque moine de Méditerranée est Monachus monachus. On l’appelle phoque moine car avec sa couleur brune et son cou qui fait des replis, on dirait qu’il porte une capuche comme celle des soutanes des moines. En raison de son cri, on l’appelle aussi le chien de mer. De nombreux sites ont été nommés « îlots des chiens » ou « cap des chiens » car il y vivait dans le passé. C’est le seul phoque à vivre dans les eaux chaudes de la Méditerranée, mais il est malheureusement connu pour une autre raison : c’est l’un des animaux les plus menacés de la planète.

Le phoque moine de Méditerranée est un phoque de taille moyenne : plus petit que le phoque gris mais plus grand que le phoque veau-marin. Il mesure entre 2,20 et 2,50 mètres environ, mais certains mâles dépassent les 3 mètres. Son poids varie entre 250 et 350 kg, mais là encore, certains mâles atteignent 400 kg.

Le pelage du phoque moine est ras, puisqu’il vit dans une eau chaude et non dans des océans glacés comme la plupart des autres phoques.

Dès la fin du printemps, les femelles s’isolent et fréquentent les grottes sous-marines. Les petits naissent entre mai et novembre, après 11 mois de gestation. Le petit, au pelage noir laineux, mesure moins d’un mètre (90-100 cm) et pèse entre 10 et 20 kg. Au bout de 2 semaines, il pèse déjà 80 kg et effectue son premier bain, en compagnie de sa mère. Enfin, au bout de 6 à 8 semaines, le jeune phoque est sevré et « abandonné » par sa mère, qui cherche à se reproduire.

 

Phoque moine

 

Les phoques moins chassent la nuit et se reposent la journée, de préférence dans des grottes avec une entrée sous-marine, pour ne pas être dérangé. Ils sont principalement carnivores ( plutôt piscivores ), ils se nourrissent de céphalopodes, poissons, et de quelques crustacés …

En général les phoques moines vivent en société. Il reste aujourd’hui entre 350 et 450 phoques moines sur toute la planète ne survivant qu’en petites populations. on les trouve en Mauritanie, iles canaries(Atlantique), en Grèce et en Turquie (Méditerranée).

Au Maroc au niveau du parc national d’el Hoceima il n’a pas été observé depuis longtemps. Néanmoins, des habitats potentiels sont potentiellement préservés au cas où ils voudraient revenir par contre en océan Atlantique vit une population d’une centaine d’individus, au sud, entre Dakhla et Lagouira, dans des grottes côtières.

On le considère comme l’un des animaux les plus menacés au monde à cause de plusieurs menaces qui pèsent sur cet magnifique animal. Voici quelques-unes : Massacre délibéré, Interaction avec la pêche, Perturbations humaine, Méthodes de pêche illégale, Insuffisance des ressources alimentaires, l’appauvrissement génétique, Pollution et destruction de son Habitat naturel. Chacun de ces facteurs joue ou a joué un rôle dans le déclin de l’espèce.

L’homme a pris conscience de l’importance de protéger le phoque moine. En 1978, un plan d’action pour la conservation et la gestion du phoque moine en Méditerranée a été rédigé. Au Maroc, des efforts importants ont été entrepris par le HCEFLCD, le Commissariat aux eaux et forêts pour la conservation des populations du phoque moine. Cette amélioration est illustrée, selon le commissariat, par l’augmentation des effectifs de cette population de 100 individus en 1998 et à 250 en 2014 ainsi que la fréquentation du phoque moine de nouvelles zones au long de la côte du Sud marocain.

 

 

Haytem Bouchri

 

 

Sources:
https://portals.iucn.org/library/efiles/documents/2011-078.pdf
http://www.futura-sciences.com/magazines/nature/infos/dico/d/zoologie-phoque-moine-mediterranee-9809/
http://www.especes-menacees.fr/phoque-moine-de-mediterranee/
http://fondationmarineland.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=109%3Ale-phoque-moine-de-mediterranee&catid=43%3Ala-conservation&Itemid=154&showall=1

 

 

A propos Haytem Bouchri

Haytem Bouchri
Passionné par les animaux et la nature depuis sa plus tendre enfance, diplomé d'un master en ingénierie écologique et aquacole, Haytem passe beaucoup de son temps à étudier la faune marocaine. Haytem est aussi vice-président de l'association Doukkala-ecolo et un membre photographe animalier à National Geographic.
  • assahli

    Il a totalement disparu des côtes algériennes 🙁