A l’origine de la cocotte

Ça se balade, ça picore et ça chante au matin. Les poules, les coqs et leurs poussins. Ils sont partout dans nos campagnes jusqu’à en devenir un emblème. Mais savez-vous qu’avant d’élire domicile chez l’Homme, les poules et les coqs vivaient, seuls et bien sauvages? Il était une fois en Inde…

 

C’est l’oiseau domestique le plus présent chez l’Homme. Partout où l’on va sur la planète, les poules et les coqs sont là. On mange leur chair, on se régale de leurs œufs, pourtant, avant de devenir aussi communs, ils furent un jour des oiseaux sauvages et heureux, vivants quelque part dans l’Inde actuel…

L’origine des poules et des coqs est très ancien. Voila bientôt plus de 6000 ans, qu’ils furent parmi les premiers animaux à se laisser domestiquer. Appartenant à la famille des faisans, ils étaient d’abord chassés pour leurs chaires, eux qui n’ont jamais décollé de terre.

Nous parlons ici du coq de Bankiva (Gallus Gallus) dont l’apparition dans l’Histoire de l’Homme, a eu lieu probablement, le jour où décidant de s’établir (enfin) en villages, les premiers hommes ont pensé à l’ajouter à toutes les autres espèces qu’ils tentaient de domestiquer.

Ça s’est passé dans la patrie du Bankiva: en Inde, en Indochine, dans sud de la Chine, à Sumatra et à Java.

Petit à petit, à coup de milliers de kilomètres et de milliers d’années, transportés et parfois échappés des baluchons de voyageurs et de pionniers, le coq fit son chemin en « conquérant ».

Aujourd’hui, un peu plus grands de tailles que leurs ancêtres, la poule et son coq sont partout et gardent encore quelques reliques de leur écologie sympathique. Si des variétés sont apparues par sélection, et qu’ils ne sont plus qu’une pale copie de leur ancêtre, la poule caquette encore tandis que le coq chante chaque matin, et à l’occasion, n’en fini pas de jouer au champion…

 

coq
En hiver, coqs et poules de Bankiva se regroupent par bandes mais dès le printemps chaque coq dominant s’isole sur un territoire avec une ou plusieurs poules. Le groupe est très hiérarchisé et un rituel et des signes extérieurs de soumission sont mis en place. Les bankivas supportent bien les autres espèces (faisans et paons) s’ils disposent de suffisamment d’espace. Les coqs de bankiva sont très nombreux mais peu sont de race pure, les paysans procédant souvent à des croisements avec des espèces domestiques.

A propos O.A

O.A
Fondateur d'Ecologie.ma, Oussama Abaouss est un journaliste spécialisé dans le patrimoine naturel du Maroc. Membre du Groupe d’Etudes et de Recherches des Écologistes Sahariens (GERES), et du GOMAC (Groupe Ornithologique du Maroc), il est également fondateur de "la tribu des écolos du Maroc".
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