La fabuleuse histoire de la redécouverte du Spinosaure

Une autre découverte mondiale et première en son genre a été récemment faite par des Marocains (entre autres) au Maroc. Une découverte qui fait le Buzz et l’actualité des sphères scientifiques aussi bien que de celles d’amateurs de dinosaures et de découvertes paléontologiques. Malheureusement, nous ne pouvons que constater le  peu (ou pas assez) d’intérêt de notre grand public Marocain pour l’honneur qu’ont rendu nos éminents compatriotes scientifiques à leurs pays et à leurs concitoyens, par leur excellent travail et persévérance et aussi à travers leur contribution à l’écriture d’une des pages de l’histoire des sciences. Nous espérons que notre article apportera assez d’éléments d’information pour mettre toute la lumière sur ce grand événement.

 

La découverte :

Les scientifiques ont dévoilé ce qui semble être le premier dinosaure vraiment semi-aquatique, le Spinosaurus aegyptiacus. De nouveaux fossiles du prédateur massif qui vivait dans la période du Crétacé (il y a quelque 95 millions d’années) révèlent qu’il s’était adapté à la vie dans l’eau, fournissant la preuve la plus convaincante à ce jour à propos d’un dinosaure en mesure de vivre et de chasser dans un environnement aquatique. Les fossiles indiquent également que le Spinosaure était le plus grand dinosaure prédateur au monde, mesurant plus de 9 pieds de plus que le plus grand spécimen de Tyrannosaurus Rex jamais découvert. Ces résultats, publiés le 11 septembre sur le site Science Express, sont aussi été mentionnés dans la couverture du magazine National Geographic histoire en octobre.

L’équipe :

L’équipe de recherche internationale, rassemble les paléontologues : Nizar Ibrahim et Paul Sereno de l’Université de Chicago; Cristiano Dal Sasso et Simone Maganuco du musée d’histoire naturelle de Milan, en Italie; et Samir Zouhri, de l’Université Hassan II de Casablanca au Maroc.

Un dinosaure hors du commun :

L’équipe a constaté que le Spinosaure avait développé une variété d’adaptations aquatiques jusque-là inconnues. Les chercheurs sont arrivés à leurs conclusions après avoir analysé de nouveaux fossiles découverts dans le Sahara marocain, un crâne partiel de Spinosaure ainsi que d’autres restes conservés dans des collections de musées à travers le monde. Ils ont également utilisé des documents historiques et des images de la première découverte de Spinosaure signalé en Égypte il y a plus de 100 ans. Selon l’auteur principal Ibrahim : «Travailler sur cet animal était comme étudier un extraterrestre; Il n’est semblable à aucun autre dinosaure que j’ai déjà vu « .

Le Spinosaure dans l’histoire contemporaine :

Il y a plus d’un siècle, le paléontologue allemand Ernst Freiherr Stromer von Reichenbach avait découvert les premières traces de Spinosaure dans le Sahara égyptien. Malheureusement, tous les fossiles de Stromer ont été détruits en Allemagne pendant les bombardements alliés de Munich en avril 1944. Ibrahim,  a cependant, été en mesure de chercher et de retrouver des restes de notes, de croquis et de photos de Stromer dans les archives et dans le château de la famille Stromer en Bavière pour compléter les publications épargnées de Stromer.

La découverte des fossiles au Maroc :

Les nouveaux fossiles de Spinosaure ont été découverts dans le Sahara marocain le long des falaises du désert connus comme les couches des Kem-Kem. Cette zone était autrefois un grand système de rivières, qui s’étend de l’actuel Maroc à l’Égypte. À l’époque, une variété de vies aquatiques peuplait le système, y compris des grands requins, des cœlacanthes, des dipneustes et crocodiliens, ainsi que des reptiles volants géants et des dinosaures prédateurs. Le plus important parmi ces nouveaux fossiles, est un squelette partiel découvert par un chasseur de fossiles local, et qui a malheureusement été transporté hors du pays. En conséquence, des informations essentielles sur le contexte de la découverte étaient apparemment perdues. Localiser le chasseur de fossiles local au Maroc était presque impossible. «C’était comme chercher une aiguille dans un désert » remarque Ibrahim.

Comment a-t-on reconstitué le puzzle du Spinosaure :

Les rêves d’Ibrahim étaient inextricablement mêlés à ceux d’un autre paléontologue qui s’était aventuré dans le désert un siècle plus tôt : Ernst Freiherr Stromer von Reichenbach. Ibrahim, qui avait grandi à Berlin, avait pour la première fois rencontré le colosse bizarre  de Stromer dans un livre allemand pour enfants sur les dinosaures. Depuis ce jour, les dinosaures le hantaient. Il a rencontré le travail de Stromer à nouveau en étudiant la paléontologie à l’Université de Bristol. « L’ampleur et la profondeur de son travail étaient incroyables et m’ont inspiré pour être ambitieux dans mes propres recherches», explique Ibrahim. Alors que la plupart des étudiants de doctorat choisissaient d’explorer des sujets bien circonscrits, les 836 pages de la thèse d’Ibrahim à l’University College de Dublin décrivaient l’inventaire intégral des fossiles du Kem Kem. Le travail de terrain pour son doctorat l’a amené à Erfoud à plusieurs reprises.

Lors d’une visite en 2008, quand Ibrahim était âgé de 26, un bédouin lui avait montré une boîte en carton contenant quatre blocs distincts de pierre pourpre striées de sédiments jaune. De la roche se distinguait ce qui ressemblait à un os de main de dinosaure et une lame plate osseuse comprenant une section inhabituellement blanche. Comme tous les fossiles insouciamment arrachés à leur environnement géologique, la valeur scientifique des os était douteuse. Ibrahim avait offert de les acheter de toute façon, en pensant qu’ils pourraient être d’une certaine utilité pour la collecte de la collection paléontologique naissante de l’Université de Casablanca. Ibrahim n’a vraiment réalisé leur énorme importance potentielle que lors d’une visite l’année d’après au Musée d’histoire naturelle de Milan en Italie. Les chercheurs Cristiano Dal Sasso Simone et Maganuco lui avaient alors montré un squelette partiel d’un grand dinosaure qu’ils avaient récemment reçu d’un marchand de fossiles.

Le spécimen avait été posé sur les tables dans le sous-sol: os de la jambe, des côtes, de nombreux vertèbres, et plusieurs épines dorsales d’ hauteurs différentes. Ibrahim fut étonné. C’était clairement un Spinosaure, beaucoup plus complet que les spécimens perdus de Ernst Stromer. Dal Sasso et Maganuco lui dirent que le concessionnaire pensait qu’ils avaient été retrouvés sur un site appelé Aferdou N’Chaft, près d’El Begaa. Les os étaient encore incrustés de la roche d’où ils avaient été déterrés dans un grès pourpre à stries jaune. Dés qu’une partie de la colonne vertébrale fut Levée, Ibrahim vit une section blanche en croix assez « familière ». «J’ai réalisé que les os que j’avais acheté à Erfoud devaient être ceux d’un Spinosaure, l’os plat bizarre, était un morceau de colonne vertébrale», se souvient Ibrahim.

Il a ensuite eu l’idée que les fossiles fragmentaires d’Erfoud ainsi que le magnifique spécimen à Milan pourraient appartenir à la même personne. Si cela s’avérait, et qu’il pouvait localiser l’endroit exact où les fossiles avaient été déterrés, ils pourraient devenir « une pierre de Rosette » idéale pour comprendre le Spinosaure et son monde. Pour trouver l’endroit, cependant, il fallait d’abord trouver une aiguille dans une botte de foin: retrouver un bédouin dans le désert. «Je ne connais pas son nom, et tout ce que je pouvais me rappeler, c’est qu’il avait une moustache blanche», dit Ibrahim.  » au Maroc ça ne m’avance pas à grand chose »

Quatre ans se sont écoulés avant Ibrahim ne puisse revenir à Erfoud pour tenter de retrouver  l’homme en question. Avec Samir Zouhri, de l’Université Hassan II, Casablanca, et David Martill de l’Université de Portsmouth au Royaume-Uni, Ibrahim avait visité plusieurs sites de fouilles, à commencer par Aferdou N’Chaft. Personne ne semblait reconnaître les fossiles du Spinosaure que montrait Ibrahim dans ses photos, personne non plus pour connaître le Bédouin sur la base de la vague description qu’en donnait Ibrahim. Après avoir fouillé les rues d’Erfoud le dernier jour, ils avaient finalement renoncé se laissant pratiquement tomber dans un café…

Comment a-t-on retrouvé une aiguille dans le désert :

Dans la soirée du 3 Mars 2013,  Nizar Ibrahim était assis dans un café de la rue face à Erfoud au Maroc, en regardant disparaître la lumière du jour il sentait ses espoirs s’estomper avec elle. Avec deux collègues, Ibrahim était venu à Erfoud trois jours plus tôt pour retrouver l’homme qui pourrait résoudre le mystère qui avait obsédé Ibrahim depuis qu’il était enfant. L’homme qu’Ibrahim cherchait était un « Fouilleur », un chasseur de fossiles local, qui vend ses produits à des magasins et à des concessionnaires.

Après l’avoir cherché pendant des jours parmi les sites de fouilles près du village de El Begaa, les trois scientifiques n’avaient plus de solution que celle d’errer dans les rues de la ville dans l’espoir de « tomber » sur l’homme. En fin de compte, fatigués et déprimés, ils s’étaient retirés dans un café pour boire un thé à la menthe et s’apitoyer sur leur sort. « Tout ce dont je rêvais semblait disparaître petit à petit», se souvient Ibrahim.

Alors qu’ils étaient assis à regarder fixement les gens passer dans la rue, un homme avec une moustache blanche est passé. Ibrahim et Zouhri échangèrent un regard, puis ont littéralement sauté de leurs places pour le rattraper. C’était le même homme. Il confirma qu’il avait ébréché les ossements d’un rocher pendant plus de deux mois de travail acharné, il découvrit d’abord les os qu’il avait vendus à Ibrahim, puis il en trouva plus loin dans la colline, ossements qu’il avait vendu à un marchand de fossiles en Italie pour 14,000 $.

Quand ils lui ont demandé s’il voulait leur montrer l’endroit où il avait fait ses découvertes, l’homme avait d’abord refusé. Ibrahim, qui parle arabe, a alors expliqué comment il était essentiel de savoir où les os ont été trouvés et pourquoi cette information pourrait un jour permettre de rendre le dinosaure  au Maroc, dans le cadre d’une nouvelle collection de musée à Casablanca. Le Bédouin, qui avait écouté en silence, finit par acquiescer de la tête. «Je vais vous montrer», dit-il.

Après avoir conduit leur Land Rover à travers la palmeraie d’Erfoud au nord, l’homme les conduit à pied le long d’un oued à sec et à travers une pente raide. Les Strates dans les falaises environnantes montraient que de grandes rivières sinueuses y avaient coulé il y a de ça cent millions d’années. Enfin, ils arrivèrent à un trou béant dans une colline, qui avait été autrefois une rivière. « ici! », déclara le bédouin.

Avec un nouveau Spinosaurus dans la main et la connaissance de l’endroit précis où il avait été trouvé, Nizar Ibrahim était en mesure de trouver une réponse plus satisfaisante aux interrogations qu’avait émises Riddle Stromer.

Reconstitution et modélisation en attendant de rendre les fossiles au Maroc :

Pour percer les mystères du Spinosaure, l’équipe a créé un modèle numérique du squelette avec des fonds fournis par la National Géographie Society. Les chercheurs ont analysés tous les nouveaux fossiles, qui seront rapatriés au Maroc, en les complétant avec des reconstitutions numériques des spécimens de Stromer. Les os manquants ont été modélisés sur la base des éléments connus chez des dinosaures connexes. Selon Maganuco, « Nous nous sommes appuyés sur la technologie de pointe pour examiner, analyser et reconstituer une variété de fossiles. Pour un projet de cette complexité, les méthodes traditionnelles n’auraient pas été aussi précis « .

Les chercheurs ont ensuite utilisé le modèle numérique pour créer anatomiquement, une réplique taille réelle précise en 3D du squelette du Spinosaure. Après montage, les chercheurs ont mesuré le Spinosaure de la tête à la queue, confirmant leur calcul que le nouveau squelette était plus long de 9 pieds que le plus grand des Tyrannosaurus Rex jamais découvert. Selon Sereno, chef de l’Université de Fossil Lab de Chicago, «Ce qui nous a surpris encore plus que la taille du dinosaure étaient ses proportions inhabituelles. Nous avons vu des proportions de membres de ce genre chez les premières baleines, pas chez des dinosaures prédateurs « .

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Processus évolutif « bizarre » :

Dal Sasso dira suite à la reconstitution : « Au cours des deux dernières décennies, plusieurs découvertes ont démontré que certains dinosaures ont donné origine aux oiseaux. Le Spinosaure représente un processus évolutif tout aussi bizarre, révélant que les dinosaures prédateurs se sont adaptés à une vie semi-aquatique puis ont envahi les systèmes fluviaux en Afrique du Nord Crétacé « .

Autres auteurs et contributeurs à la découverte :

Les autres auteurs de l’article sont David Martill, Université de Portsmouth, Royaume-Uni; Matteo Fabbri, Université de Bristol, Royaume-Uni; Nathan Myhrvold, Intellectual Ventures; et Dawid Iurino, Sapienza Università di Roma en Italie. Contributeurs importants à la réalisation du Spinosaure numérique comprennent Tyler Keillor, Lauren Conroy et Erin Fitzgerald du laboratoire de fossiles à l’Université de Chicago.

Nizar Ibrahim
Nizar Ibrahim est un paléontologue Maroco-Allemand, un chercheur post-doctoral en anatomie des vertébrés et de paléontologie à l’Université de Chicago, qui parcourt les déserts d’Afrique du Nord à la recherche d’indices sur la vie dans la période du Crétacé, à l’époque où la région était un système de grandes rivières grouillant d’une profusion de diverses formes de vie. En plus d’avoir déniché de nombreux grands ossements de dinosaures, il a découvert plusieurs empreintes fossiles ainsi qu’une nouvelle espèce de reptile volant d’une envergure de 18 pieds qui a vécu il ya 95 millions d’années. Sa prochaine publication décrivant l’écosystème pendant la période du Crétacé moyen, de ce qui est aujourd’hui le désert du Sahara au Maroc, sera une étape importante, fournissant le récit le plus détaillé de la diversité, paléo-écologique, et le contexte géologique des vertébrés fossiles d’Afrique du Nord. Sa description est particulièrement importante, étant donné que l’Afrique du Nord aussi bien que la période du mi-Crétacé sont peu explorés et mal connus en paléontologie. « Nous avons trouvé tout un monde perdu, une fenêtre sur un moment de grand changement évolutif,» dit-il.

Interview avec Nizar Ibrahim:

Qu’est-ce qui vous a poussé à consacrer votre vie à votre travail?

Enfant, j’ai toujours été intéressé par les animaux, en particulier par leur anatomie et évolution. J’avais cinq ans quand j’ai reçu mon premier livre sur les dinosaures, ce qui m’a donné envie d’écrire mon propre livre sur la paléontologie. Quand on m’a dit que j’aurais à travailler dur et obtenir un doctorat, j’ai écrit mon nom sous celui de l’auteur et j’ai ajouté le mot «Dr» en face de lui, mais j’ai eu du mal à me souvenir de quelle manière la lettre « D » doit être dirigée. C’est à cet endroit et à ce moment là que j’ai pris la décision de devenir paléontologue.

Je suis tellement inspiré par l’histoire de la vie sur notre planète et je pense que c’est une série fascinante d’événements. La paléontologie est notre meilleur outil pour comprendre ce conte incroyable, et je considère que c’est un privilège absolu d’être en mesure d’ajouter quelques pages à cette histoire.

Quelle a été votre expérience la plus enrichissante ou la plus mémorable sur le terrain?

Il est difficile de choisir une expérience mémorable en particulier; et parfois les moments les plus difficiles se transforment presque imperceptiblement en moments des plus gratifiants. Localiser et déterrer le plus grand os de dinosaure jamais découvert dans la région de Kem Kem au sud du Maroc, de même que ma première découverte des fragments de mâchoire de ptérosaure (reptiles volants), a été une expérience passionnante. Il y’a une véritable accumulation d’excitation pendant les prospections de fossiles car la plupart des découvertes commencent par de tout petits bouts d’os en saillie dans les sédiments, et l’élément de la découverte et de surprise est toujours présent.

Les défis que je rencontre au cours de mon travail de terrain sont très divers et vont de violentes tempêtes de sable et de graves inondations au travail en compagnie de grands groupes de gardes armés dans le milieu du Sahara sous un parapluie à plus de 51 ° de chaleur. Il y a plusieurs années lorsque je collectais des données pour ma thèse de doctorat, j’ai mené une petite expédition au Sahara, avec un budget très restrictif, avec un seul véhicule et des réserves extrêmement limitées, ce qui s’est avéré être l’un des voyages les plus difficiles. Il y a un élément de pression du temps pendant le travail de terrain, avec de longues journées à la recherche de fossiles et le risque permanent de ne jamais finir l’expédition à temps.

Qu’est-ce que c’est un jour de travail normal pour vous?

Mes journées s’articulent autour de la recherche et de la préparation de communications scientifiques pour des futures publications. Certains jours, il m’arrive d’organiser des présentations, de discuter des projets à venir et des propositions de financement, des plans expéditions, ou de revoir les illustrations scientifiques avec des collègues à Chicago et dans le monde. Les autres jours, je  consulte les préparateurs de fossiles sur le travail en cours ou pour un échange d’idées sur les fossiles à double enveloppe en attente de préparation.

Quels conseils donneriez-vous à vous-même plus jeune?

Premièrement: Suis tes rêves et ne laisses personne te les prendre. Deuxièmement: Ne te décourage pas. Les barrières et obstacles font partie de la vie et peuvent être surmontés. Troisièmement: Fais de grands projets. (Oui, tu peux tout à fait mener une expédition dans le Sahara!)

Si vous pouviez pousser des gens à faire une chose pour aider à sauver la planète, quelle serait-elle?

Les gens paient des impôts pour toutes sortes de choses. Je voudrais que les gens contribuent à une «taxe pour la biodiversité » mondiale afin de financer la protection des plantes et des animaux en voie de disparition ainsi que les points chauds écologiques de la planète. Je pense que ce serait de l’argent bien dépensé.

Traduction des extraits par Ecologie.ma,
Sources:
ngm.nationalgeographic.com , www.uchicago.edu
Interview: www.nationalgeographic.com

 

A propos O.A

O.A
Fondateur d'Ecologie.ma, Oussama Abaouss est un journaliste spécialisé dans le patrimoine naturel du Maroc. Membre du Groupe d’Etudes et de Recherches des Écologistes Sahariens (GERES), et du BMAC (Barbary Macaque Awarness and Conservation), il est également fondateur de "la tribu des écolos".
  • C’est vrai Oussama, il y a vraiment de grands scientifiques marocains, mais malheureusement, Nul n’est prophète en son pays !!

  • Samir Zouhri était mon professeur de paléontologie 🙂