la station de pisciculture de Ras Al Ma

Créée en 1957, la station de pisciculture de Ras Al Ma, à quatre km d’Ifrane, est destinée à produire des truites pour le besoin de repeuplement de tous les milieux à vocation salmonicole.

 

La station dépend du Centre National d’Hydrobiologie et de Pisciculture d’Azrou (CNHP) relevant du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts et à la lutte Contre la Désertification. C‘est un centre de référence en matière de production de truite et qui a permis également de contribuer activement à la promotion de la pêche de loisir.

Un aménagement a permis à la station de se doter d’infrastructures de grande importance: équipement technique et scientifique, création de laboratoire de recherche, création de l’école de pêche, aménagement d’une salle d’exposition… L’objectif étant l’augmentation de la production de 600.000 à 1.500.000 alevins, l’encadrement des activités parascolaires, la promotion de la recherche développement en pisciculture, la sensibilisation à la protection de la biodiversité, l’animation écotouristique au niveau de la province d’Ifrane. Un centre de production de l’écrevisse rouge, espèce en voie de disparition, est en cours de réalisation au centre pour la réintroduction de cette espèce dans son milieu naturel.

Ichtyofaune du Maroc

Il est à savoir que le Maroc a depuis toujours été considéré comme le pays d’Afrique du Nord le plus intéressant au point de vue piscicole. En effet, son climat et la variabilité de ses massifs et de ses plateaux ont conditionné l’existence de systèmes hydrographiques lacustres et fluviaux permanents évalués respectivement à 1500 km de rivières classées salmonicoles, 700 ha de lacs naturels, 70 ha de plan d’eau et plus de 100.000 ha de retenues de barrages. Le Moyen Atlas renferme 70% de ces ressources hydriques, d’où l’importance de l’activité de la pêche sportive dans cette zone.

Introductions

Une trentaine d’espèces de poissons ont été introduites au Maroc en moins d’un siècle à partir d’Europe et d’Amérique du Nord. Quinze d’entre elles se sont acclimatées enrichissant ainsi l’ichtyofaune nationale. La multiplication artificielle de sept d’entre elles permet de produire annuellement environ trois millions d’alevins toutes espèces confondues (600.000 salmonidés, 500.000 carnassiers et 2.500.000 de carpillons). La production des espèces de pêche sportive, en 2007, a été de 160.000 pour la truite Fario, 450.000 pour la truite Arc en ciel, 400.000 pour le brochet et 300.000 pour le black-bass.

À signaler que l’aménagement des stations de production des semences des poissons: Ras El Ma (Ifrane) en 2006, La Deroua en 2007 (Béni Mellal) et la station des carnassiers à Amghass (Ifrane) en 2008 permet le doublement de la production en alevins pour atteindre 8 millions d’unités. En 2007, le CNHP a organisé des ateliers avec des associations de pêche sportive pour la constitution de la Fédération Nationale de la Pêche Sportive (FNPS). La gestion durable des ressources piscicoles à travers la conservation de l’eau et l’enrichissement du patrimoine ainsi que le développement des activités ayant trait aux loisirs et au tourisme associé avec la pêche sportive, sont des objectifs stratégiques réalisables avec l’implication de tous les intervenants.

Écotourisme

Il est certain aussi que la pêche sportive en eau douce ainsi que le tourisme écologique qu’elle engendre ne peuvent que se développer encore plus avec une bonne communication tant à l’échelon régional, que national et international. Ces potentialités naturelles et touristiques sont un grand atout pour le tourisme dans la province d’Ifrane qu’il faut savoir mettre en valeur avec perspicacité et professionnalisme. Ifrane pourrait ainsi devenir une bonne capitale touristique de l’écotourisme et de la pêche sportive.

Photos: Ecologie.ma
Maroc Écologie

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