Le projet de réintroduction du lion, remplacé par un projet de conservation en captivité

 Un projet d’introduction du lion de l’Atlas dans son milieu naturel a été remplacé par un programme de conservation en captivité.

 

Une campagne internationale pour la sauvegarde du tigre avait incité les gouvernements de 13 pays qui l’abritent à se réunir en novembre dernier en Russie pour un sommet sans précédent avec l’objectif de doubler la population de ce félin à l’état sauvage d’ici à 2022. Le lion de l’Atlas, qui fait lui aussi partie du patrimoine mondial, n’a-t-il pas droit aux mêmes honneurs que ceux d’Asie (indien, afghan et iranien) qui, eux, continuent de vivre à l’état naturel ? Pour répondre à cette question, quelques éléments historiques sont nécessaires.

Le lion de l’Atlas a disparu de l’Afrique du Nord à l’état sauvage vers les années 30 ou 40 du siècle dernier. Mais dans les années 60, quelques spécimens, descendants des lions offerts aux sultans de l’époque par les tribus en guise d’acte d’allégeance, ont été sauvés par la fauverie royale. En 1974, la création du parc zoologique national de Rabat a permis d’y transférer les animaux de la fauverie royale. Par la suite, une équipe d’experts francoallemands a été consultée pour déterminer la pureté des lions de l’Atlas provenant de cette ménagerie royale.

‘Nettoyage’ basé sur le phénotype

Les experts ont classé ces lions en trois catégories. La première et la deuxième ont les caractéristiques du lion de l’Atlas et la troisième a été éliminée. Après, il a été décidé de placer des spécimens de ces deux catégories dans des zoos : marocains, européen et américain. «Par la suite, un programme d’élevage en captivité en vue de purifier l’espèce par des croisements absorbants (sélectifs) a été mis en place par les trois groupes de zoos pour une durée de plus de 25 ans», a indiqué un expert qui avait suivi ce dossier. Après quoi, les trois groupes d’experts initiateurs de ce projet se sont posé la question suivante : A quoi cela sert-il de continuer à investir dans une espèce qui ne pourra pas être réintroduite dans la nature ?

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Dans les années 90, un projet de réintroduction du lion de l’Atlas dans son milieu naturel a été proposé par un groupe anglais, constitué de l’université d’Oxford, de scientifiques et de bailleurs de fonds, aux responsables marocains. Il s’agissait d’un programme d’une durée de 20 ans avec pour objectif final, le développement de l’écotourisme dans la région d’Azilal. «Cette région a été choisie parce qu’elle contenait à l’époque les quelques dernières panthères de l’Atlas encore en vie au Maroc. L’idée était de faire d’une pierre deux coups. Réintroduire le lion de l’Atlas et sauvegarder les rares panthères qui existaient encore dans le monde. Pour accueillir le félin, une réserve de 100.000 ha a été envisagée, dont un dixième de la surface devait être clôturée. C’était une région dépeuplée où le lion ne présentait aucun danger pour la population», a ajouté la même source.

Le lion de l’Atlas dans la nature? jamais…

Mais ce projet a été abandonné à l’état embryonnaire.Il a fallu attendre 2009 pour qu’un nouveau programme de conservation de ce fauve voie le jour avec la signature d’une convention cadre entre Abdeladim L’Hafi, Haut commissaire aux eaux et aux forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLD) et président-directeur général de la société zoologique nationale de Rabat, d’un côté, et Mélanie Potter, de l’autre, présidente l’organisation non gouvernementale (ONG) britannique Wildlink International.

«Cette convention, d’une durée de trois ans renouvelable, s’inscrit dans le cadre de la conservation en captivité du lion de l’Atlas. Elle prévoit une évaluation du patrimoine génétique de la population de cette espèce, à travers des analyses de l’ADN. Les résultats seront exploités pour la mise en place d’un programme d’élevage international ayant pour objectif la conservation et l’amélioration du patrimoine génétique de cet animal», a souligné Abderrahim Essalhi, chef du service de l’entretien des animaux au Parc zoologique national de Rabat. Aujourd’hui, il existe une cinquantaine d’individus de ce fauve dans le monde. Dans le cadre de la sauvegarde du lion de l’Atlas, le Maroc se positionne donc comme une pépinière de l’élevage international de cet animal mythique, notamment pour alimenter les zoos étrangers.

Diversité génétique

La convention cadre signée entre le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification et l’ONG britannique Wildlink International vise à mettre en œuvre un programme de préservation et de maintien de la diversité génétique du lion de l’Atlas. Les deux parties signataires s’engagent à mettre sur pied un programme d’élevage du lion de l’Atlas, à la promotion de la recherche scientifique en collaboration avec les universités, les institutions spécialisées et à la mise en place d’un réseau d’échange d’informations et de programmes de sensibilisation et d’éducation axés sur la conservation de ce félin. Cette convention est appuyée par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’Association africaine des zoos et aquariums. »

 

Remarque: Article originalement parut sur Lematin.ma (2011)
  • julien j

    ce kil faudrait faire c'est permettre aux animaux d'afrique perpétuer la migration globale du continents tout en leurs évitant la consenguinité car ces fauves se reproduisent tro souven entre frere et soeurs ce qui affectent considérablement leurs patrimoine génétique ,il faudrait créer plusieurs clans et les faires s'accoupler avec différentes partenaires , le lion de l'atlas est pour moi l'animal qui méritent le plus d'etre réintroduit!!